Nicolas LEBLANC > bicentenaire de sa disparition
Nicolas Leblanc, médecin et chimiste, né le 6 décembre 1742 à Ivoy le Pré (Berry) permit le développement de l'industrie chimique minérale. Il est connu pour avoir mis au point le « le procédé Leblanc » procédé permettant d'obtenir du carbonate de sodium à du sel de l’eau de mer en Carbonate de sodium en utilisant l'acide sulfurique, du carbonate de calcium, et le charbon comme matière première, et en produisant de l'acide chlorhydrique comme sous-produit. Depuis 1780, Nicolas Leblanc était médecin au service du duc d'Orléans qui subventionna ses recherches visant à obtenir de la soude à partir du sel marin. En 1789, il obtient du carbonate de sodium. En 1791, il monte à Saint Denis une fabrique de soude artificielle financée par le duc d'Orléans. Mais la mort sur l'échafaud du duc d'Orléans en 1793 marque la fermeture de l'usine et la ruine de Leblanc. Le gouvernement français saisit le "procédé Le Blanc" et son usine sans lui payer un sou. Même si son procédé généra une vaste fortune, il mourut dans la pauvreté. Ruiné, il se suicida à Saint-Denis, le 16 janvier1806. « le procédé Leblanc » a été utilisé jusque dans les années 1870, où il a été supplanté par le procédé Solvay.On dit que son procédé fut le départ de l'industrie chimique moderne.
Les conflits européens de la Révolution et du Premier Empire désorganisent les échanges commerciaux. La flotte anglaise de la Méditerranée attaque les bateaux se dirigeant vers les ports Français. Par exemple, en 1794 le port de Marseille reçoit seulement 458 tonnes de soude végétale d'Espagne contre 30 fois plus en 1789. Les savonneries de Marseille sont obligées de cesser leur activité. La rareté de la soude végétale est une aubaine pour les industriels qui souhaitent mettre en place le procédé Leblanc. C'est le début de la formation du complexe chimique de l'Etang de Berre. Début des travaux en 1806 pour la construction de l'usine de soude et de produits chimiques du Plan d'Aren par deux chimistes renommés, Jean-Baptiste Chaptal et Amédée Berthollet. Cette usine deviendra l'une des plus importantes des Bouches du Rhone. L'activité commencera en 1808. La production sera utilisée en grande partie par les savonneries Marseillaises et les sous produits tels que le sous-carbonate, le sel de soude et le sulfate expédiés dans le Nord de la France pour la verrerie, la teinturerie et le blanchiment des toiles… Une grande étape vers la fabrication commerciale de savon à grande échelle vient d’être franchie

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